Du 18 au 25 janvier, tous les ans, les Chrétiens célèbrent la Semaine de prière pour l’Unité. Le thème de la Semaine a été choisi à partir de : Ex 15,1-21 : « Le Seigneur est ma force et ma louange, il est mon libérateur ».

L'Unité des chrétiens aujourd'hui.

« En tant qu’évêque de Rome, et successeur de Pierre, conscient de la responsabilité que m’a confié le Seigneur, je désire redire que l’unité des chrétiens est une de mes principales préoccupations, et je prie pour qu’elle soit toujours plus partagée par chaque baptisé. »

Le Pape François a rappelé son engagement pour une fraternité œcuménique toujours plus grande, citant la prière de Jésus lui-même, dans l’Évangile de Jean, au chapitre 17 : « Que tous soient un, comme toi Père, tu es en moi, et moi en toi. (…). Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. »

Mais le Pape a aussi appelé à démasquer « certains faux modèles de communion » qui contredisent l’unité dans son essence. Il ne faut pas voir l’unité comme le « fruit de nos efforts humains » ou comme « un produit construit par la diplomatie ecclésiastique », mais elle se fait en cheminant ensemble « dans l’annonce de l’Évangile et dans le service des pauvres ».

Par ailleurs « l’unité n’est pas l’uniformité ». « Les différentes traditions théologiques, liturgiques, spirituelles et canoniques qui se sont développées dans le monde chrétien, quand elles sont sincèrement enracinées dans la tradition apostolique, sont une richesse et non pas une menace pour l’Église ».

Enfin, « l’unité n’est pas une absorption ». Il ne faut pas chercher à faire du prosélytisme, mais chercher ensemble « la façon d’obéir aujourd’hui à la Parole de Dieu qui nous veut unis », en s’appuyant notamment sur les Saintes Écritures et les grandes professions de foi des premiers conciles œcuméniques

Pourquoi prier pour l’Unité ?

Depuis les commencements du christianisme, les chrétiens n’ont cessé de se diviser en de multiples Églises et communautés ecclésiales séparées. On y distingue trois grandes familles : orientaux et orthodoxes, catholiques, anglicans et protestants (luthériens, réformés, évangéliques, pentecôtistes).

Au début du XXe siècle, le mouvement s’est inversé. Pour le témoignage de l’Évangile dans le monde, les chrétiens aspirent aujourd’hui à leur unité visible dans une même foi et une même communion eucharistique, telle est la visée du mouvement œcuménique.

Quand nous expérimentons la souffrance vive des séparations, nous désirons travailler à l’Unité. Que faire devant l’ampleur de cette tâche ? Comment s’y prendre ? L’histoire nous montre notre incapacité naturelle à garder l’Unité et notre impuissance à la rétablir quand elle est brisée. « Si le Seigneur ne bâtit pas la maison, les bâtisseurs travaillent en vain » (Ps  127,1) ! Nous prions le Père pour obtenir de lui l’unité comme un don.

La prière pour l’unité nous jette dans le cœur du Christ où nous trouvons sa prière : « Père, qu’ils soient un pour que le monde croie » (Jn 17, 21). La prière nous ouvre au souffle de l’Esprit Saint et nous ajuste au dessein divin de salut. Nous prions pour l’unité « telle que le Christ la veut, par les moyens qu’il voudra ».


Abbé Olivier Scache - Aumônier Général

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