Au Collège Stanislas, le 8 mai n'est pas un jour férié comme les autres, loin de là. Ce jour est mis à profit pour faire mémoire de nos anciens et cette année, honorer les sapeurs-pompiers de Paris.

C'est une tradition à Stan, le 8 mai est un jour travaillé, mais pas comme les autres. Il est toujours mis à profit pour travailler le devoir de mémoire.

 

 

 

Cette année, ce sont les sapeurs-pompiers de Paris, représentés par le capitaine Ditte qui furent mis à l'honneur. Des hommes et des femmes qui font chaque jour l'expérience de la réalité de leur devise "sauver ou périr" avec abnégation et sens du sacrifice. Devant les élèves rassemblés, M.Gautier, directeur de Stanislas prend la parole pour leur rendre hommage dans un discours. En voici un extrait :

 

"Dans le projet éducatif de Stan figure un mot peu employé d’habitude dans ce genre de texte : Je cite : « Chaque élève sera appelé à grandir en faisant des sacrifices ». Sacrifice. Dans notre vocabulaire courant, le sacrifice, c’est le renoncement à quelque chose pour quelque chose de plus grand.  Et ce plus grand est parfois le sacrifice de sa vie, comme l’exprime l’exigeante devise des Sapeur- Pompiers de Paris : « Sauver ou périr ».
 
 

Un éléve de Stan a donc comme vocation de donner sa vie pleinement, comme l'ont illustrer de façon héroïques et dans d'autres circonstances, nos 1381 anciens qui ont donné leur vie jusqu'au bout lors des conflits dans lesquelles la France a prit part. En cette année où nous fétons les 75 ans du débarquement, le Collège Stanislas a inscrit à son monument aux morts ces noms qui n'y figuraient pas encore :

  • Ellen de Laprade, ancien professeur d’Anglais de Stan, résistante au sein du réseau « Vic », morte en déportation au camp de Ravensbrück.
  • Rolland Garros, aviateur, mort au combat en 1918.
  • L’Abbé Lacour, ancien surveillant de Stan et prêtre du diocèse de Tours, mort en déportation.
  • Bertrand Le Boucher d’Hérouville, mort en déportation pour faits de Résistance, et dont je salue le fils, le Général d’Hérouville,  ancien de Stan, présent à cette cérémonie, et le petit-fils, Alban d’Hérouville, père de deux élèves du primaire, également présents.

Ont également été inscrits le nom de deux frères.

  • René de Roys de Lédignan, mort pour la France en déportation et cité comme « Juste parmi les Nations ».
  • Richard de Roys de Lédignan, mort pour la France en Syrie en 1921.

Par cette matinée pluvieuse, et devant des élèves qui furent exemlaires, accompagné par une chorale impeccable, l'abbé Scache, aumônier général de Stanislas, prend alors la parole dans un discours à retrouver ici avec ces mots en particulier au sujet de l'incendie de Notre -Dame :

Était-ce là le prix à payer, pour que Paris, la France et même l’Europe, puissent se réconcilier avec leur passé ? Était-ce là le prix à payer, pour que les hommes et les femmes de ce pays se retrouvent dans une fraternité nouvelle ?

 

S'ensuivit une minute de silence et une invitation à prier  puis une délégation se rent au monument aux morts.

Le Collège Stanislas honore ses anciens à travers la vie qui est donnée à ses élèves présents, cette journée est à retouver en images comme souvenir et source d'inspiration.

 

Auteur : G.MACHU

 

 

 

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