Sous la forme d'une lettre, voici le témoignage vécu par un interne de lycée pendant ses trois ans de scolarité à Stanislas.

Monsieur le Directeur,

C’est avec une joie immense que je regardais hier le film de présentations de Stan, une nostalgie profonde aussi, car, quoique bien entouré de camarades dans mon nouvel établissement (prépas), c’est toujours avec ce pincement au cœur que je jette un regard vers ces trois années d’internat sous la direction du Censeur et des Préfets. Une direction bienveillante, droite et ferme, à laquelle je dois mon épanouissement intellectuel et une transformation personnelle radicale et pour laquelle je veux vous exprimer toute ma gratitude.

C’est seul que je fis le choix de venir à Stan qui était pour moi un univers inconnu, moi qui venais de province, sans attache particulière à Paris, préférant ma calme campagne. Et portant, je savais intimement, bien que jeune encore, que ce choix, le premier de ma vie d’homme, allait être central.

Bien plus que simplement ambitionner des études qualifiantes, je désirais suivre une nouvelle voie, celle qui ne traverse ni les facilités du monde, ni ses contrefaçons, mais une autre, qui les contourne et les toise, beaucoup plus belle et plus exigeante aussi : celle qui met sur la route le garçon et le fait devenir homme, celle qui rend libre en somme.

Sur ce chemin tortueux parfois, difficile souvent mais décevant, jamais, je ne fus jamais seul et mes soutiens les plus précieux furent mes amis internes. Car ce qui fait la richesse de votre établissement, Monsieur, c’est sa capacité à réunir des cœurs ambitieux pour qu’ils ne forment qu’un, celui d’une jeunesse unie autour de valeurs et de principes communs, prête à de grandes choses et à jamais marquée par le temps de cette route.

Cette route débouche certes sur des chemins variés, mais qui jamais ne se perdent, car Monsieur, bien que séparés, et souvent très loin les uns des autres, les internes de Stan demeurent, ils demeurent ces hommes que l’on reconnaît non seulement à leur tenue toujours en tout point irréprochable, mais aussi à leur discipline humaine, spirituelle et intellectuelle, à leur sens des responsabilités et à leur esprit fraternel, d’entraide et de dépassement de soi.

Sachez que nous sommes nombreux à regretter de ne pouvoir être aux côtés de l’internat lors de la fête du 8 décembre mais que cette fête sera dans nos cœurs et que nous revêtirons nous aussi, mais en nous, notre plus beau costume.

Monsieur, dites à tous ces jeunes que ce qu’ils vivent à Stan est la plus belle épopée, celle d’une vie peut-être, et que, si Ninféi ne peut être labouré, un trésor s’y trouve néanmoins enfoui. Libre à chacun de le trouver et de l’utiliser à son gré.

Ainsi, Monsieur, je souhaite vous dire à quel point je suis reconnaissant à Stan de mettre au service des jeunes tout l’attirail nécessaire à leur formation.

Je vous prie d’accepter mes salutations les plus respectueuses et vous souhaite une belle fête du 8 décembre ainsi qu’à tout l’internat !

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